VIETNAM
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Des nouvelles du Vietnam
Vendredi 5 décembre 2003
Non nous ne sommes pas alles voir la baie dhalong, ni sappa...Pendant un mois et demie, nous sommes restes a Hanoi, dans un quartier modeste au sud de la ville, Giap Bat. Exceptees quelques virees dans les villages alentours avec nos amis, des amis comme on n'en trouve pas partout...des vrais... Un paysage superbe, oui d'accord, c'est superbe, on vous envoie une superbe photo (que vous aurez surement deja vue) et apres ? Par contre, les fruits que nous avons recoltes, ici, ca c'est autre chose... Entre les cours de Khi Cong, de Yumeiho et de vietnamien, c'etait coup de coeur sur coup de coeur. Nous en sommes arrives a nous demander qu'est-ce que nous n'aimions pas ici...sans reponse bien convaincante : ca manque un peu de plats sucres pour moi, ils ne s'occupent pas trop de la pollution des ruisseaux et de l'environnement en general. Mais a cote de ca... les gens sont naturels, spontanes, simples, gais, genereux. Ils travaillent beaucoup mais ils savent aussi faire la sieste. Leur langue s'apprend comme une partition de musique, avec des notes. J'aime les marchandes a velo qui vendent des roses fraiches de toutes les couleurs ; celles qui vendent des ballons de fete mais tous les jours...Les marchands de poissons rouges qui accrochent leurs locataires, chacun son sac plastique, sur la mobylette ; les femmes qui se promenent dans la rue en pyjama fleuri ; les coqs qui deambulent devant les boutiques ; le mais grille qui se grignotte sur le trottoir, le soir, assis sur un tabouret en plastique ; les maisons de dessin anime qui dressent leur piece montee jusqu'au ciel ; un inconnu qui vous entend parler francais, s'assoie a cote de vous et vous invite a prendre le the chez lui ou il vous presente toute sa famille... Nous n`avons pas beaucoup bouge mais nous avons la sensation d'avoir vu tout le Vietnam ici. Peut etre parce que le voyage au coeur des hommes a pris ici toute son ampleur, toute sa saveur...merci encore a la cle de ces portes grandes ouvertes, merci a l'esperanto. Le Vietnam laisse une belle rose au fond de notre coeur.
Elodie
Imaginez que l'on prenne la moitie de la France et que nous l'etirions comme un Malabar du Nord au Sud. On dirait le Vietnam. A Hanoi, ils portent des chemisiers de coton blanc-dentelle ou bleu ciel. Sur leur Motocyclette, ils ont de l'allure. Ils roulent sans casques a 20km/h. Pepere, ils 'sengouffrent dans les breches. De vrais equilibristes du panier de 30 kg papaye, des funambules du tubes sanitaires de 4 metres,.... Ils font les demenagements comme ca, se faufilant en "Jim-Kana" (mon papa disait toujours Jim Kana quand j'etais petit mais j'ai jamais su comment ca s'ecrivait.... vous savez ?), dans un flirt permanent de touche-pneus. Plus jeune, je n'ai jamais eu de motocyclette, j'ai plutot fait de la pedale (Mais je me suis muscle les jambes!). Alors la, aujourdh'ui, je me regale.Dans un vent de liberte totale, j'imagine devant moi mes parents en escapades avec leur Solex des annes 60-70. Mais mon Papa il est frise et qu'ici ils ont plutot les cheveux raides. Je reste derriere pour ne pas perturber l'espace temps....
Romantiques, ils aiment se promener sur le bords des nombreux lacs et se renverse delicatement sur un banc. Empruntent un pedalo en forme de cygne sous les spot-lights des maisons de famille. Le soir, nous trempons les bananes dans du riz jeune. Ils sourient parce qu'il sont pauvres et que la vie c'est maintenant. Demain, c'est du passe : on oublie... En ce moment, c'est le Sea Games, la coupe du monde de football 1998 version asiatique. Par solidarite, nous sautons de nos tabourets plastiques et nous crions devant la television. A partir de 22H, on voit des gens en Pyjamas se balader en motocyclette dans les rues. La rue : c'est le couloir entre la cuisine et la chambre a coucher. La France nous manquent. Notre famille, nos amis. Mais nous vivons ici une aventure richissime.
PierreYves
Lundi 27 Octobre 2003
A ce moment du voyage, apres 5 mois de cheminement, nous voudrions rendre un
hommage a cette langue qui guide nos pas, jour apres jour... Grace a elle, nous
pouvons voyager au coeur des hommes.
Imaginez qu a votre arrivee dans un pays, votre oncle, votre tante, votre
cousine, votre cousin vous accueille. Bras ouverts. Commence par vous offrir le
the, vous propose la douche. Et puis nous commencons a partager nos envies. Les
yeux s'illuminent, les coeurs s'ouvrent. Il propose de nous accompagner. Appelle
ses amis pour une fete, une rencontre. Simplement, nous nous sentons
profondement lies.
Grace a l esperanto, nous avons pratique l'acupuncture en Chine, chante et
calligraphie avec des ecoliers de Fukuoka, plante de l ail dans la province de
Kyushu, appris la therapie Yumeiho a Tokyo, vecu dans un temple en Coree du S.
En ce moment, au Vietnam, chaque matin, pendant 3 heures, nous pratiquons le Khi
Cong. L'apres-midi, nous approfondissons la Yumeiho. Semaine prochaine : visites
de jardins medicinaux.... Voici des exemples concrets de notre propre
experience. En quelques jours, nous devenons acteurs, nous depassons le Dire
pour Faire.
L'esperanto n'est pas une langue morte ou disparue : nous la vivons au
quotidien.
Merci a Zamenhof, createur de cette langue magique ; Merci a Bernard Martinez,
celui qui nous l'a transmise
L'esperanto n'est pas seulement une langue. L'esperanto, c'est un voyage au
coeur des hommes.
Elodie et Pierre-Yves
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